jeudi 29 septembre 2016

Quel temps fait-il dans le ciel de l’économie française ?


Un début d’été timide, une arrière-saison avec des records de température... Et voici que le vent tourne, semant sur son passage orages et chutes des températures... Alors, réchauffement économique ou pas ?

Car oui, rassurez-vous, il n’est point question ici de prévisions météorologiques mais de climat des affaires ! Tour d’horizon des principaux indicateurs ce mois d’octobre 2016.

Un climat des affaires stable 

A chaque fin de mois, l’INSEE publie l’indicateur de climat France. Ces données chiffrées permettent de synthétiser les informations fournies par les enquêtes de conjoncture dans l’industrie, les services, le commerce et le bâtiment.
Dernier en date, l’indicateur du mois d’août révèle que le climat des affaires est resté quasi-stable durant ce mois d’été, légèrement au-dessus de sa moyenne. Il perd en effet un point et se situe au niveau de celui d'avril 2016 (101), un point au-dessus de son niveau moyen de long terme (100). Ramené à chaque secteur d’activités, l’indicateur du climat des affaires perd deux points dans l'industrie, un point dans le commerce de détail et reste stable dans les services et le bâtiment.

Une croissance estimée à 1,4% pour l’année 

Après une croissance de 0,7% au premier trimestre et une stagnation au 2e trimestre, la croissante devrait reprendre sa lente progression.
Selon l’INSEE, les patrons de l’industrie manufacturière envisagent d’augmenter de 6% leurs investissements. Plus généralement, la Banque de France révèle quant à elle que « les chefs d’entreprise prévoient une hausse de la production » au 3e trimestre et juge les perspectives encourageantes. La Banque de France estime ainsi que le produit intérieur brut progressera de 0,3 % entre juillet et septembre et mise sur 1,4% de croissance pour l’ensemble de l’année (contre 1,5% selon le gouvernement).

L’augmentation surprise du chômage fin septembre 2016

Le 24 août, le ministère du travail publiait les chiffres du chômage et annonçait une baisse de 0,5% en juillet du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, soit 19 100 personnes de moins que le mois précédent.

Cette bonne nouvelle a été douchée 1 mois plus tard avec l’annonce d’une augmentation de 1,4% du chômage par rapport au mois précédent.

En août, 3,5 millions de personnes étaient donc inscrites dans les registres du ministère du travail et de Pôle Emploi. En tout, c’est-à-dire en comptant les travailleurs en activité réduite et les chômeurs en formation, le nombre de demandeurs d’emploi en France métropolitaine s’établit à 6,2 millions de personnes pour août 2016.

Un bond de 5,7% pour les crédits consommation 

Autres indicateurs d’une reprise de consommation, les encours des crédits consommation. Selon les chiffres publiés début septembre par la Banque de France, les encours des prêts consommation accordés par les banques et établissements de crédit ont augmenté en juillet de 5,7% sur un an, à 156,2 milliards d'euros. Bien que légèrement en baisse par rapport au mois de juin (+ 5,9% sur un an), cette augmentation représente un moteur de croissance.




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