lundi 2 janvier 2017

Déduire ses dépenses de coiffeur, son costume et autres dépenses personnelles

Nous sommes parfois interrogés pour savoir si il est possible de faire prendre en charge par son entreprises certaines dépenses personnelles telles que l'achat d'un costume ou les dépenses de coiffeur par exemple.

Une idée parfois répandue circule en effet qui autoriserait la déduction d'un costume une fois par an.

Que nenni.

Rappelons que pour être déductible au titre des frais généraux de l'entreprise, la dépense doit être effectuée dans l'intérêt de l'entreprise.

Or l'Administration fiscale à une position assez restrictive sur ce sujet considérant que ce type de dépense qui est également utile dans la vie courante n'est pas spécifiquement lié à l'activité professionnelle et ne rentre donc pas dans les frais déductibles de l'entreprise.

Ainsi même si vous ne portez jamais de costume à votre domicile l'achat d'un costume pour exercer votre activité professionnelle ne sera pas déductible fiscalement.

Il en est autrement pour les "robes d'avocat" ou les "blouses d'infirmières "par exemple qui hormis pour le cas de soirée déguisées, les intéressés ne portent ce vêtement que pour les besoins de leur profession.

Le BOFIP rappelle : Les dépenses vestimentaires supportées dans l'exercice de leur profession par les contribuables sont déductibles de leur résultat imposable dans la mesure où elles sont exposées pour l'acquisition du revenu. Elles ne peuvent être déduites que si les vêtements utilisés dans l'exercice de la profession ne sont pas ceux qui sont portés dans la vie courante. 

L'Administration n'est néanmoins pas totalement sourde aux revendications des contribuables puisqu'elle a autorisé la déduction des dépenses de prothèses auditives ou dentaires.

Lorsque le titulaire de BNC exerce des fonctions effectives exigeant un contact direct et permanent avec le public, les frais de prothèses dentaires ou auditives constituent des dépenses professionnelles (RM Dumont n° 94168, JO AN du 14 novembre 2006 p. 11872).

A bon entendeur salut...





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